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Guide

Vendre avant d'acheter, ou l'inverse ?

L'ordre dans lequel vous enchaînez les deux opérations change votre pouvoir de négociation des deux côtés. Et le prêt relais n'est pas gratuit.

Vendre avant d'acheter ?

C'est la question la plus angoissante d'un changement de logement, et elle n'a pas de bonne réponse universelle. Elle a en revanche des conséquences chiffrables.

Vendre d'abord

Ce que vous gagnez : vous connaissez votre budget à l'euro près, vous achetez sans condition de vente, et vous êtes un acheteur crédible — ce qui vaut souvent une négociation de plusieurs milliers d'euros face à un vendeur pressé.

Ce que vous perdez : vous devez vous reloger. Location temporaire, garde-meubles, double déménagement. Comptez plusieurs milliers d'euros, et une pression de calendrier qui pousse à acheter vite — donc parfois mal.

La parade : négocier une date d'acte différée ou une occupation temporaire après la vente. Un acheteur qui n'est pas pressé l'accepte souvent, surtout s'il est investisseur.

Acheter d'abord

Ce que vous gagnez : vous ne bougez qu'une fois, et vous pouvez saisir un bien rare.

Ce que vous perdez : vous achetez avec une condition suspensive de vente — que beaucoup de vendeurs refusent — ou vous financez par un prêt relais.

Le prêt relais, en clair

La banque vous avance une partie de la valeur de votre bien actuel, le temps de le vendre.

  • Montant avancé : couramment 70 % de l'estimation, parfois moins si le bien paraît difficile à vendre. La banque prend une marge de sécurité, et cette marge est votre risque.
  • Durée : 12 mois, renouvelable une fois. Au-delà, ça devient compliqué.
  • Coût : vous payez les intérêts pendant toute la durée, souvent sans amortir le capital. Sur 150 000 € avancés pendant un an, l'addition se compte en milliers d'euros.
  • Le vrai risque : si le bien ne part pas, vous baissez le prix sous la contrainte du calendrier. C'est la situation où l'on perd le plus d'argent — bien plus que les intérêts.

Comment trancher

La question n'est pas votre préférence, c'est la liquidité de votre bien.

Un T2 bien situé dans un secteur actif se vend vite : le prêt relais est un risque modéré. Une maison atypique, un bien avec DPE F ou G, un logement dans un quartier où il se vend peu : le délai est imprévisible, et là le relais devient dangereux.

Le préalable, dans les deux cas, c'est une estimation à laquelle vous croyez vous-même. Un prêt relais calculé sur un prix optimiste avance trop d'argent sur un bien qui vaut moins — et c'est vous qui comblez l'écart.

Le simulateur de vente chiffre ce qu'il vous reste après la vente, crédit soldé et indemnités comprises : c'est le chiffre à poser avant de décider de l'ordre.

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